19 janvier 2015

L'économie sociale et solidaire, levier d'innovation pour les associations sportives

L'économie sociale et solidaire est composée majoritairement d'associations en Île-de-France (90 % des établissements et 78 % de l'emploi). Le mouvement sportif francilien en tant que grand mouvement associatif est une partie-prenante incontestable de l'économie sociale et solidaire et représente ainsi 13,3 % des établissements employeurs et 5 % des salariés de l'économie sociale et solidaire.

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D'abord parce que le statut associatif est utilisé historiquement par les acteurs du sport pour les principes et les valeurs qu'il véhicule. Si l'on considère l'ensemble du champ associatif (employeur et non employeur), le sport est le premier secteur d'activité investi par les associations au niveau national (25 %) ; liberté d'adhésion et gouvernance démocratique favorisent le développement des valeurs du mouvement sportif. Ensuite, l'accueil de tous les publics sans distinction d'âge, de sexe, de condition physique ou de classe sociale par les associations sportives est un véritable vecteur de cohésion sociale dans les territoires. Cet accueil sans condition est possible grâce à la forte implication des bénévoles et la structuration des activités ; ils contribuent de façon déterminante au fonctionnement des associations sportives.

Pour aller plus loin

Les chiffres clefs du sport

Enfin, l'utilité sociale des projets menés par les acteurs du sport n'est plus à démontrer : le fort ancrage local des activités participe à la création d'emploi local et de richesses. La gouvernance démocratique permet à toutes les parties prenantes (adhérents, salariés, bénévoles) de s'impliquer dans la gestion et l'organisation des activités. Poursuivant un but d'intérêt général, porteur du principe de gouvernance démocratique, vecteur de cohésion sociale et créateur d'emploi dans les territoires, le mouvement sportif est un acteur majeur de l'économie sociale et solidaire.

Par leur action de proximité et les liens de partenariats développés avec d'autres acteurs qu'ils soient privés (associatif et commercial) ou publics (Etat et collectivités territoriales), les associations sportives contribuent pleinement au dynamisme, à l'attractivité et au développement économique et social des territoires. 

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Chiffres clés

Entre 300 000 et 450 000 bénévoles

Le bénévolat : un engagement citoyen, porteur d'utilité sociale

Le secteur sportif s'est construit et structuré grâce au bénévolat. Suite au développement des activités et de l'emploi salarié, l'articulation entre travail salarié et engagement bénévole constitue un enjeu primordial. Le bénévolat reste important actuellement en volume. Les bénévoles contribuent à l'ensemble des activités des associations : gestion administrative et financière, encadrement de la pratique sportive, organisation des compétitions et événements, transport des équipes.


L'enquête réalisée par l'IRDS sur les clubs sportifs permet de donner des éléments de cadrage au niveau régional sur la ressource bénévole . Pour les clubs interrogés, le nombre moyen de bénévoles s'élève à 24, mais baisse à 14 si l'on considère les bénévoles réguliers . Le nombre moyen de bénévoles est beaucoup plus important dans les associations multisports où il s'élève à 105 (et 66 pour les bénévoles réguliers). Il est également légèrement plus important que la moyenne dans les clubs affinitaires. D'autre part, les bénévoles sont plus nombreux dans les associations employeuses car celles-ci sont le plus souvent de plus grande taille ou mettent en place des projets à plus grande échelle.


L'encadrement dans les clubs sportifs est important et les fonctions correspondantes sont assurés majoritairement par des bénévoles, ce qui permet de réduire les coûts de la pratique sportive pour les usagers. La loi n'impose pas de contrainte de qualification pour l'encadrement des activités physiques et sportives à titre bénévole, cependant les encadrants bénévoles possèdent une bonne connaissance, une expérience dans la discipline concernée, et le plus souvent une formation fédérale. En revanche, il existe une liste de disciplines dîtes à risques, qui oblige l'encadrant (salarié, ou bénévolement) à détenir un brevet.