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29 juin 2012

L'économie sociale et solidaire : une solution pour les populations autochtones ?

Lors de son séjour au Brésil, la délégation de jeunes professionnels de l'ESS a rencontré à plusieurs reprises des représentants de communautés autochtones. Ces populations sont confrontées à des défis de taille. Et si l'économie sociale et solidaire était un outil de défense de leurs intérêts ?

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Situation précaire au Brésil

Les visites de terrain que nous avons effectuées pendant Rio+20 nous ont permis de rencontrer deux communautés autochtones localisées au Brésil : les Guarani et les Quilombolas.

Les Guarani sont face à de nombreuses difficultés : territoire réduit à peau de chagrin, culture menacée par les influences occidentales, éducation sommaire, accès à l'alimentation limité... Ils se mobilisent cependant pour défendre leurs spécificités. Ils ont par exemple fait du tourisme solidaire et de leur artisanat une source de revenus. Mais leur situation reste très précaire...

La délégation a été accueillie par la communauté autochtone des Guaranis.
La délégation a été accueillie par la communauté autochtone des Guaranis.
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Les revenus des Guaranis viennent en très grande partie du tourisme et de l'artisanat. Ici des carnets dont le papier est produit au coeur de la communauté.

Les revenus des Guaranis viennent en très grande partie du tourisme et de l'artisanat. Ici des carnets dont le papier est produit au coeur de la communauté.

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Jeunes Guaranis...

Jeunes Guaranis...

Les Quilombolas, des descendants d'esclaves d'origine africaine, ont quant à eux résisté et n'ont cessé de revendiquer l'accès à leur terre depuis deux siècles. Ils ont ainsi réussi à acquérir l'autonomie de gestion de leur territoire à la différence des Guaranis. Ils se sont également mobilisés pour défendre leur culture et leur tradition.

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Initiatives québecoises

Au contact de ces communautés brésiliennes, nous n'avons pas eu connaissance de création par ces populations d'organisations d'économie sociale. En revanche, nous avons eu l'opportunité d'échanger avec des femmes autochtones du Québec, dont Karine Awashish, qui faisait partie de notre délégation.

Au Québec tout comme au Brésil, les populations des Premières Nations doivent se battre pour disposer de leur territoire, protéger leurs droits et défendre leurs ressources naturelles. Les choses ne sont jamais acquises, comme le montre cette toute récente mobilisation de la communauté Atikamekw qui proteste contre l'exploitation des ressources naturelles de son territoire ancestral par les entreprises forestières.

Cependant, au Québec, des entreprises d'économie sociale et solidaire, et notamment des coopératives, émergent des Premières Nations. Cette démarche d'entrepreneuriat collectif leur permet de préserver leur culture et leur artisanat traditionnels, comme avec la Coopérative de solidarité des arts Nehirowisiw.

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Les coopératives deviennent également un outil de développement économique local et de gestion des ressources naturelles du territoire, comme le démontre la Coopérative de Travail Inter-Nations.

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Karine Awashish a d'ailleurs co-écrit un article avec Jacques Verrier sur l'intérêt des coopératives pour les communautés autochtones et notamment pour les Atikamekw, dont elle est originaire. Cet article se conclut ainsi :

La création des coopératives permet d'opérer le transfert entre les principes et les modes de fonctionnement traditionnel dans un contexte actuel adapté à la société atikamekw. À priori, le développement d'une coopérative chez les Atikamekw convient très bien au milieu, car l'entreprise coopérative propose une structure et une dynamique de gestion qui rejoint davantage la culture et les valeurs propres à cette nation. Au-delà du projet de développement, ce contexte confirme également le rapport de permutation pouvant s'étendre vers d'autres contextes similaires de développement local en milieu autochtone.

Une conclusion qui pourrait concerner les peuples Guaranis ou Quilombolas au Brésil ?

Pour accéder à l'intégralité de l'article sur l'intérêt des coopératives pour les communautés autochtones : Mamo-otamirotan / Travaillons ensemble in Les cahiers du CIÉRA, avril 2012 , numéro 9 -Initiatives, avancées et succès autochtones, Karine Awashish et Jacques Verrier (PDF, 96 Ko)

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Article rédigé en partenariat avec le think-tank Pour la Solidarité.

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