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26 juin 2012

L'économie sociale et solidaire aux USA, en Australie, au Mali et au Brésil

L'un des ateliers du Sommet des Peuples a donné la parole à des membres du Réseau intercontinental de promotion de l'économie sociale et solidaire (RIPESS). Résumé des enjeux liés à l'ESS dans différents pays.

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États-Unis : l'ESS encore à ses balbutiements

On s'en doutait : les USA n'étaient pas (du tout) familiers de l'économie solidaire. Mais la crise a quelque peu changé la donne. Avec elle, le renforcement des inégalités et les mouvements sociaux de contestation (du type Occupy) ont stimulé la créativité citoyenne. Depuis 2007, les citoyens se mobilisent pour imaginer des solutions locales et ne pas être uniquement dans la contestation.

La représentante du RIPESS aux Etats-Unis nous a ainsi présenté l'exemple des Community Land Trusts qui permettent la réappropriation des logements vacants. Des associations acquièrent ainsi des habitats vides - après l'expulsion des propriétaires ruinés - pour les gérer de manière collective. Cette solution d'extrait ces logements du marché spéculatif. Explication dans la vidéo ci-dessous.

A voir :

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logo du fases

Australie : quand le business lorgne sur l'ESS

En Australie, le principe d'entreprises sociales est plus répandu que celui d'économie sociale et solidaire. Ces entreprises suscitent beaucoup d'intérêt notamment auprès des multinationales et des banques. Les sociétés « classiques » semblent investir de plus en plus dans les entreprises sociales.

Selon le représentant australien du RIPESS, les multinationales ont compris que l'entreprise sociale leur donnait la possibilité de faire fructifier leur capital tout en minimisant les risques.

A voir :

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Mali : l'ESS comme outil de résistance des agriculteurs

logo du renapess, le ripess malien

Au Mali, de nombreuses menaces planent sur l'environnement et l'agriculture : accaparement des terres agricoles pour la culture OGM, construction d'imposants barrages sans veiller à l'impact environnemental et sans consultation avec les communautés, faiblesse de l'état à développer une ingénierie sur l'impact écologique.

Dans ce contexte, l'économie sociale et solidaire apporte des solutions concrètes. Grâce à elle les différents acteurs d'un territoire se structurent et protègent l'agriculture familiale. De nombreuses coopératives agricoles ont vu le jour pour lutter contre la culture d'OGM et préserver les éco-systèmes (notamment en s'appuyant sur l'agriculture biologique).

Les acteurs de l'ESS se mobilisent à présent pour que l'État soutienne davantage ces entreprises qui génèrent des emplois locaux et protègent l'environnement.

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Brésil : une conquête sans victoire

Au Brésil, on parle d'économie solidaire plus que d'ESS. Elle résulte de la réunion de plusieurs mouvements sociaux qui ont vu en elle un outil de développement. L'économie solidaire est de plus en plus reconnue par l'État brésilien : elle figure dans la stratégie économique du Brésil pour les trois prochaines années et y considérée comme un levier de développement local et durable.

Cependant, selon le Forum Brésilien, le gouvernement peine à travailler main dans la main avec les acteurs de l'ESS. Les actions menées au niveau national restent très fragmentées et éloignées de la pratique du terrain. Certains amalgames ont par ailleurs été faits : dans son approche, l'État a par exemple fusionné micro entreprises et économie solidaire, alors que les unes ne respectent pas toujours les valeurs de l'autre.

Pour renforcer le rôle de l'économie solidaire, le Forum Brésilien mise sur deux types d'actions :

  • La formation politique et technique à l'économie solidaire développée par le Centre de formation en économie solidaire
  • Le renforcement d'un cadre légal qui favorise la reconnaissance de l'économie solidaire par l'État

A voir :

logo du forum brésilien de l'ESS
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logo pour la solidarité

Article rédigé en partenariat avec le think-tank Pour la Solidarité.

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