12 juillet 2010

Revue de presse du 5 au 11 juillet 2010

La revue de presse hebdomadaire de l'Atelier : commerce équitable dans crise, "vérité" sur l'agriculture bio, emploi associatif qui résite à la crise, emploi à domicile dans la crise...

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Selon une étude d'Euromonitor, la crise n'aurait pas eu d'effet négatif sur les marchés du bio et du commerce équitable. La consommation de ces produits aurait même progressé de 2% dans le monde et de 4% en Europe. Le marché du commerce équitable (3,4 milliards de dollars selon Fairtrade Labelling Organisation International), lui, a crû de 15 % en valeur en 2009. En France, Alter Eco a par ailleurs relancé son chocolat " Noir intense " avec succès en dépit d'un prix presque deux fois supérieur à celui d'une tablette classique. Ce qui incite les journalistes du Monde à penser que « malgré la crise, les consommateurs intègrent à leurs dépenses une sorte d'impôt solidarité ».
Le Monde, 10/07/2010, La crise a poussé les Européens à modifier leur façon de s'alimenter , Yves Mamou et Léa Billon

Dans le cadre d'un dossier intitulé «La vérité sur le bio», le Nouvel Observateur propose un questions-réponses autour de l'agriculture biologique. Le prix, les bénéfices « santé », le goût, la qualité des produits bio y sont abordés. Y sont également évoqués le nouveau label européen et sa fiabilité ou encore les produits bio des grandes surfaces dont un quart viendrait de l'étranger. Le dossier introduit à cette occasion la notion d' « agriculture écologique intensive ». Les producteurs doivent en effet faire le choix de ces pratiques pour répondre aux exigences des grandes surfaces.
Selon Henri de Pazzis, patron de ProNatura ce type d'agriculture est « un modèle à haut risque économique, agronomique et écologique ». Il prend l'exemple de la culture intensive du melon ou de la tomate bio qui comme la culture conventionnelle « épuise rapidement le sol ». A lire également : l'interview de Bruno Le Maire et Marc Dufumier, membre du comité d'experts de la fondation Hulot et un court article sur les cantines des écoles primaires de Saint-Etienne qui proposent 50% d'aliments bio aux enfants. La première motivation de la mairie à passer au bio : « requinquer l'emploi de proximité » en favorisant l'achat de produits locaux.
Le Nouvel Observateur, 1er - 7 juillet 2010, La vérité sur le bio, Guillaume Malaurie
Lire aussi Neuf questions clés et « Il faut réduire de moitié les pesticides »

Les coordinateurs de l'ONG Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) ont rencontré pendant une semaine les producteurs du canton savoyard du Beaufortain. Le groupe de spécialistes, habitué à opérer en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie, est venu apprendre les méthodes des paysans en matière de gestion du foncier, de valorisation de la production et de regroupement des acteurs en une organisation solidaire.
La Croix, 06/07/2010, De la Savoie à la Bolivie, leçon d'agriculture comparée. Julien Duriez.

Exemple dans Métro d'une initiative alliant développement durable et insertion : les 7 000 m2 de bâches événementielles déployés chaque année dans la cité des festivals de Cannes vont être recyclés et transformés en sac par Résine Estérel Azur, chantier d'insertion. Ce sont ainsi trois salariés en insertion qui confectionneront ces articles que l'association vendra jusqu'à 130 euros pour les pièces les plus sophistiquées.
Métro, 07/07/2010, Des affiches en bandoulière, Fabien Binacchi.

Emplois dans l'économie sociale. Les Échos se sont procurés les chiffres d'une étude de Recherche et Solidarité sur l'emploi dans l'économie sociale. Il en ressort que d'une manière générale, l'économie sociale est plus dynamique que le secteur « privé » ou « concurrentiel », puisque l'évolution entre 2008 et 2009 est respectivement de + 1,5 % et de - 2,2 %.
Toutefois, les associations ont mieux tenu le coup par rapport aux coopératives, qui ont perdu 7000 emplois en 2009.
L'étude est disponible sur http://lesechos.fr/document ou http://www.lesechos.fr/info/france/020648776317.htm
Les Échos, 06/07/10, Les emplois dans les associations résistent mieux à la crise, Marie Bellan.
Rappel : les chiffres franciliens de l'emploi dans l'économie sociale - Insee, Cress IDF et l'Atelier.

Économies et ri-lance de l'emploi à domicile. 500 millions d'euros seront économisés dans le domaine des emplois à domicile, en raison de la suppression des exonérations de charges. L'UNA a dénoncé un impact dramatique sur les structures d'aide à domicile.
Les Échos, 07/07/10, Emplois à domicile : une économie de 500 millions d'euros.

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