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5 mars 2010

Le café social de Belleville n'abandonne pas

Le café social de Belleville, Ayyem Zamen, veut continuer son activité malgré une série de 10 cambriolages et braquages depuis novembre 2008.

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Une lettre aux amis du café

Libération raconte la colère et le "deuil" des responsables de l'association Ayyem Zamen, qui tient le café social. Il est un lieu de vie pour 160 personnes par jour : vieux migrants, seuls ou précaires qui sortent de leur isolement et peuvent se faire aider dans diverses démarches.

Une lettre a été envoyée aux amis du café, pour les remercier du soutien affiché.

Chèr(e)s Amis,

Merci à vous tous d'avoir manifesté votre soutien à l'équipe du Café Social éprouvée par l'agression armée survenue mardi 23 février 2010.

Comme vous le savez, un rassemblement a été organisé vendredi 26 février 2010. De nombreuses personnes ont répondu à notre appel : nos adhérents, élus, partenaires associatifs, amis et sympathisants,
voisins...

L'équipe a voulu transmettre le message suivant :

Notre devoir est de continuer notre travail auprès des plus vulnérables parmi les aînés qu'ils soient immigrés ou non. Nous n'entendons pas baisser les bras et abandonner notre poste de première ligne dans ce quartier populaire et attachant tout en dénonçant une délinquance locale aveugle et stupide qui s'en prend aux structures associatives inoffensives. Nous voulions dire notre soutien d'abord à tous nos adhérents également bouleversés par ce qui arrive et que notre place est bien à leurs côtés. Dès lundi, nous allons nous remettre au travail et continuer à accueillir notre public qui redoutait de retourner à la rue.

Enfin, nous avons réussi, grâce au discours extrêmement digne du Président de l'association, à éviter toute récupération de l'événement à des fins sécuritaires.

Merci encore de votre soutien qui nous a apporté le réconfort dont nous avions besoin.

Pour l'équipe
Moncef LABIDI
Directeur

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